Culture

Contrastes

J'ai une synthèse de 400 mots à écrire pour demain, 16h30.

Qu'est-ce que ça a à voir avec un contraste, me demanderez-vous, et vous aurez raison! 

Bah pas grand-chose. 

Cette synthèse, je l'ai pas finie, il est 19h. À vrai dire, je l'ai à peine commencée. J'ai lu deux des quatres articles sur lesquels je dois travailler. Parce que je n'arrive pas à arrêter de penser à ce qui s'est passé hier soir. Je n'arrive pas à mettre de côté tout ça, ces gars, la pluie, la nuit, le froid, les poneys.

Et là, normalement, vous ne comprenez absolument pas de quoi je parle, et c'est normal.

Reprenons depuis le début.

Hier, je me suis rendue à la Suisse Pony's Con, première convention brony de Suisse Romande, et également ma première convention brony à moi. Pour ceux qui ignorent ce qu'un brony, voici une petite explication...

"Brony" est la contraction de "bro(ther)", qui signifie "frère" et de "pony", qui signifie "poney" (duh!). Il s'agit du nom que se donnent les fans masculins de la série animée "My Little Pony: Friendship is Magic". Bon, là, vous devez vous dire que des mâles qui kiffent les poneys, déjà, c'est chelou, et franchement, j'ai pas le courage de me lancer dans une dé-stéréotypisation du fandom. Je vous conseille juste de mater ce documentaire (en anglais, déso ^^) pour piger "mé pk des mec y zaim des truk 2 meuf, c pd lol".

Je partirai donc du principe que vous ne détestez pas les bronies. Voilà. 

Je fais personnellement partie du fandom, et je dois avouer que les bronies sont à 95% des gens adorables. Pas mal d'entre eux prennent au pied de la lettre la devise de la série, à savoir que l'amitié est magique. Et si ça peut paraître con, bah, je pense que c'est une plutôt bonne devise... Qui peut franchement dire que se faire des amis, en prendre soin et globalement être gentil est une mauvaise idée?

Vu que je suis une saloperie d'idéaliste, je pense qu'en effet, aimer une personne peut la rendre meilleure (wesh comme Voldemort qu'a pas eu d'amour alors il est méchant tu vois?). Mais cela n'est que mon avis.

Dooooonc! Les bronies sont des gens gentils. Le truc, c'est que le fandom est constitué en partie de gens qui, justement, n'ont pas trouvé cette amitié IRL (=In Real Life, dans la vraie vie). Je parle là de gens un peu asociaux, qui peuvent être mal à l'aise en société, voire se sentir stigmatisés pour aimer une série comme MLP. En même temps, c'est une réalité dans beaucoup de communautés qui se sont formées sur les Internets. Et également, comme beaucoup de communautés web, le fandom brony est constitué en très grande majorité d'individus masculins.

Et c'est là que ça commence à être intéressant. Parce que plonger une meuf comme moi qui porte un cosplay d'un perso féminin d'une série, potentielle waifu (=wife prononcé à la japonaise, un perso de fiction qu'on aime d'amour) kiffée par des 15-30 ans mâles dans une convention essentiellement constituée desdits mâles... s'est étrangement bien passé!

Pas de commentaires graveleux, pas de drague lourde. Un respect incroyable. Y'en a juste un qui après m'avoir parlé 5min m'a demandé mon Facebook (que je lui ai pas donné lolilol). Je voyais bien que certains en papotant avec eux avaient un objectif autre que la simple camaraderie, mais ils étaient toujours respectueux et sympas. Même ceux qui étaient clairement dans une optique "flirt" restaient vraiment cools. C'est des dalleux, mais pas lourds.

Après, il ne s'agit que de mon expérience dans une toute petite communauté, je ne sais pas comment est le fandom IRL ailleurs, mais là, je me sentais en sécurité, et appréciée pour ma conversation/mon humour/mes persos préférés/comment j'avais fait mon cosplay.

J'étais considérée comme un être humain. Et ça a boosté ma confiance en moi, au point que j'ai même osé m'élancer sur la piste de danse, chose que je n'avais absolument jamais faite (oui, moi aussi je suis le cliché de l'asociale qui se trouve des potes sur le net ^^).

Donc, en sortant de la convention, en montant seule dans le train après l'avoir attendu en compagnie d'un autre brony qui avait un GPS pour trouver la gare (et qui partait dans l'autre sens), je me sentais bien. J'avais confiance en moi, mais à un point que je n'avais jamais atteint. J'étais juste heureuse, quoi. C'était vraiment une chouette convention, et j'échangeais des sms avec un gars auquel j'avais donné mon numéro.

Mais, malheureusement, on dirait que certains ne comprennent pas le concept de respect et ne savent toujours pas que les filles sont également des humains.

À l'arrêt de train précédant celui où je devais sortir, un groupe d'ados bourrés est monté. 

Le train que je prenais avait deux étages. Par habitude, je suis montée au premier, car il y a moins de passage et de monde. Je me réjouissais, car il pleuvait et il faisait nuit (il était 23h30) et j'adore marcher de nuit, dans le calme, en écoutant le bruit des gouttes d'eau sur mon parapluie. C'est un de mes petits plaisirs dans la vie.

Donc, ces ados sont montés dans le train, et je vous ai menti, il y avait deux groupes. Les deux groupes sont montés à l'étage en hurlant, avec de la musique à fond, encore des bouteilles à la main, et y'en a même un qui fumait (même si c'est interdit dans les trains). Chaque groupe s'est posé d'un côté du wagon, je serais donc obligée d'en traverser un pour pouvoir sortir. Vu que je suis plutôt tolérante (ils sont jeunes, ils s'amusent, ils sont saouls mais pas méchants), je me suis contentée de me plaindre intérieurement du bruit qu'ils faisaient et de les ignorer en jouant sur mon téléphone.

Malheureusement, le groupe qui était le plus proche de moi (et qui était aussi le plus petit, et donc celui que j'avais stratégiquement choisi de traverser en descendant plus tard du train), a commencé à m'appeler, à essayer d'attirer mon attention. Je ne leur ai rendu que mon indifférence, j'avais juste envie de rentrer chez  moi et de dormir, pas de parler politique étrangère avec un mec de 16 ans bourré.

Plus les minutes passaient, plus ils devenaient chiants. J'ai donc opté pour une stratégie de repli, et suis descendue de l'étage d'un pas que je voulais dynamique et assuré.

"Houuu! Elle est vénèèèèèère! Hoo! Mais c'est la pire!"

Oui, j'étais vénère, on peut pas voyager en paix, putain? Je me suis postée devant la porte, en attendant d'arriver (encore trois minutes avent la gare!). Le petit groupe est descendu aussi. Ho non, ne me dites-pas qu'ils descendent au même arrêt que moi, ai-je pensé.

"Allez! T'est la pire! Hé! *siffle* Hé!" 

L'un d'eux s'est placé juste derrière moi, je pouvais sentir qu'il n'était qu'à quelques centimètres de mon dos. J'ai encore choisi l'arme de l'indifférence. L'autre s'est planté juste en face, en empiétant copieusement sur ma sphère personnelle. Il a ouvert les bras en souriant comme un connard.

"Allez! Viens on s'embrasse!"

Non. Non. Non. Je voulais juste me barrer, je commençais à avoir peur. Ils étaient plusieurs, j'étais seule, c'est tard, je veux rentrer à la maison. Et l'autre derrière qui m'a tapé sur le cul. Non non non non non!

On arrive en gare, enfin! 

"Non mais, fous-moi la paix, j'te connais pas.", ai-je lancé avec le plus d'assurance possible avant d'abandonner le navire (oups, c'est un train) en marchant le plus vite possible.

"Hooo! C'est la pire, la piiire! J'te connais pas!"

J'ai entendu qu'on crachait dans ma direction. Connards.

Il y avait pas mal de monde qui descendait du train, essentiellement des jeunes comme ceux qui m'emmerdaient, mais j'ai choisi de traverser les groupes pour rentrer le plus vite possible chez moi. Ils m'ont suivie, ces salauds.

Le chemin que je dois prendre est très mal, voire pas éclairé (merci la campagne!) et je les entendais toujours crier "Héééé!" dans ma direction. J'avais peur, je me suis mise à courir, en trempant de pluie mon joli poster acheté à la convention. Connards.

Je les ai semés, je crois. Dans le doute, j'ai gardé mon couteau suisse à la main jusqu'à chez moi.

Toutes les deux secondes, j'avais l'impression d'entendre de pas derrière moi, de les voir dans la nuit. J'avais peut, je tremblais, peut-être à cause du froid, peut-être à cause du stress. 

Je m'en suis voulu. Pourquoi est-ce que je rentrais si tard, j'aurais dû porter autre chose qu'un jean slim, et si j'avais eu un grand manteau?

NON! C'est eux qu doivent s'en vouloir! Je n'ai rien fait de mal, je voulais juste rentre chez moi, c'est pas mes habits les fautifs, c'est eux! Je ne peux pas me balader toujours avec mon père, mon frère, mon cousin ou mon mari putain! NOOOOON! J'ai le droit de prendre le train quand je veux, seule, et de ne pas me faire agresser parce que ho! J'ai voulu sortir ce soir -là! MAIS QUELLE BANDE DE CONNARDS. 

JE NE SUIS PAS UNE PROIE!

C'était la première fois que je subissais du harcèlement dans les transports publics.

Je sais que ce ne sera pas la dernière. 

 

Vous le voyez, le contraste, maintenant? Entre ces garçons qui savent respecter celleux qu'ils dragouillent, et ces connards qui voient les filles comme des proies aussitôt qu'elles ont l'outrecuidance de mettre un pied dehors?

Si des bronies dans une communauté à 90% masculine sont capables d'être respectueux quand ils rencontrent une fille, pourquoi pas vous?

Il ne tient qu'à vous de faire en sorte que je puisse à nouveau avoir du plaisir à marcher la nuit, sans me retourner nerveusement à chaque bruit de pas que mon imagination me fait entendre.

 

Pourquoi les portes font-elles "CLAC"?

Les portes

Bien le bonjour, cher lecteur. Si vous êtes ici présent, c’est sans doute que le sujet que je vais aborder aujourd’hui vous fait, comme de nombreuses personnes, frétiller de curiosité. En effet, notre objet d’étude du jour se focalisera sur une problématique malheureusement fort peu abordée de nos jours : Pourquoi les portes font-elles « CLAC » ?

Tout d’abord, il convient de préciser que si la porte francophone se fend de ce sec bruitage, la porte anglophone se contentera elle d’un « VLAM », la germanophone d’un « SCHLAMM » et la russophone d’un «FLAKOFF ».

On peut expliquer ces différences notamment par l’éducation de la porte, ce caractère n’étant pas inné. Les portes auront tendance à imiter les sons produits autour d’elles. Ainsi, une porte fabriquée en France et ensuite utilisée en Grande-Bretagne finira par adopter le dialecte local. Cependant, certaines gardent un léger accent fort apprécié pour son exotisme, qui peut ressembler à un « VEULAMME » pour ne citer que cet exemple.

Il faut savoir à présent quelle partie de la porte produit ce bruit, car cet objet est loin d’être simple et peut même parfois devenir totalement complexe, voire même carrément incompréhensible. C’est le cas par exemple des portes coulissantes ou tournante qui en plus de ne produire qu’un chuintement tournant parfois au grincement insupportable en place et lieu d’un claquement, se meuvent d’une façon totalement grotesque indigne d’une porte digne de ce nom. Nous appellerons ainsi ces fausses portes des « portes-à-faux ».

Porte-à-faux

Ici, une porte-à-faux en verre, fort fourbement placée 

Je disais donc… L’anatomie de la porte… La porte est principalement composée de trois grandes parties, la planche, les gonds et la poignée (parfois accompagnée d’une serrure), qui elles-mêmes se décomposent en plusieurs sous-parties ayant chacune son utilité, ou non.

La planche tout d’abord. Il s’agit de la principale, et j’entends par là plus volumineuse partie de la porte. Elle consiste en une plaque de bois, de métal, de plastique ou encore de verre, souvent de forme rectangulaire, et adaptée à la taille du chambranle, le « trou » qu’il faudra boucher à l’aide de la porte, qui agit un peu comme un robinet sur le flux traversant la plupart du temps un mur par cette ingénieuse installation (précisons qu’une porte seule ne sert absolument à rien, si ce n’est à servir de protection contre les maladies vénériennes, on parle alors de « caporte »)

porte

Porte simple

Preservatif enroule250

Caporte

Cette planche comporte de deux à six gonds. Les gonds sont une pièce en deux parties, la première, l’inférieure, est fixée au chambranle. Elle est en forme de cylindre orienté verticalement et est creuse. La seconde partie, fixée à la planche vient s’y ficher. Ainsi, la porte peut à la fois tenir au chambranle et pivoter sur l’axe des gonds, afin de pourvoir à sa fonction première : dégager ou non un espace de traversée d’un mur.

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Gonds

La poignée, quant à elle, est une pièce bien plus compliquée, et encore plus l’est la serrure. La poignée paraît de l’extérieur être une simple barre horizontale fixée à mi-hauteur de la planche, du côté opposé aux gonds, et pouvant servir à être saisie de la main afin de mouvoir la porte plus aisément. Ce que l’on sait moins, c’est qu’une fine mécanique se cache derrière la fine plaque de métal sur laquelle est souvent vissée la poignée. Vous remarquez en effet que si l’on exerce une pression suffisante sur l’objet, un mouvement de pivot se produit, entraînant souvent un léger cliquetis, voire un grincement chez certaines portes grincheuses. Il faut dire que ce qui se joue là est tout bonnement passionnant ! Le mouvement circulaire va entraîner une série de ressorts et de rouages permettant l’ouverture de la porte. Ai-je précisé qu’en temps normal, la porte est maintenue fermée par le pêne ? Avec un circonflexe, ce parallélépipède est la plupart du temps enfoncé dans un orifice prévu à cet effet dans le chambranle. Puisque fixé à la planche, il empêche l’ouverture intempestive de la porte par un malencontreux coup de vent ou d’épaule (fort inutile puisqu’il suffit d’utiliser la poignée susmentionnée).  Tout cela pour en venir au fait que, lorsque la poignée est mue par l’utilisateur de la porte, le pêne avec un circonflexe se retire de cet orifice, rendant la porte libre de pivoter et de s’ouvrir.

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Ouverture d’une porte à l’aide de la poignée

Ingénieux, n’est-il pas ?

Encore plus malin, la serrure bat des records de finesse et de complexité que je ne me risquerai à évoquer en détail à présent, n’étant pas assez qualifiée pour ce faire. La serrure est, basiquement et rapidement, un trou adapté à la forme d’une clé (ou clef), permettant de neutraliser le retirement du pêne avec circonflexe mentionné plus haut par la présence d’un second pêne, toujours avec circonflexe, uniquement actionnable par l’action de tourner la clef (ou clé) dans la serrure. On peut ainsi éviter l’entrée intempestive d’inconnus dans sa maison, sa cave ou encore sa plantation clandestine de Marie-Jeanne. Le couple serrure-clé (ou clef) forme ainsi comme une seconde poignée, mais dont la partie visible serait détachable.

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Différentes sortes de clefs (ou clés)

Mais fi de toutes ces explications suprapygoflatulentes ! me direz-vous. Et vous aurez raison ! Avec tout cela, nous ne sommes toujours point arrivés à notre but !

Pourquoi donc le « CLAC » ? Ou le « VLAM » ? Ou le « SCHLAMM » ? ou encore le « FLAKOFF » ou le « VEULAMME » ?

Mais oui ! D’où sortent ces sons ? Par quelle magie occulte les portes nous crient-elles leur désamour d’une façon aussi violente ?

Je vous répondrai tout d’abord de cesser de jouer les antirotodongyrateurs et de m’écouter jusqu’à la fin, sacradi de sacrebleu !

La porte, lorsqu’elle est refermée avec violence, par une main colérique, un coup de vent ou un adolescent vexé, va se cogner avec force contre le chambranle, ce qui va le faire vibrer avec énergie pendant un court instant. Nous savons tous que le son est une onde, et donc une perturbation se propageant dans l’air, alors personne n’aura de peine à conclure que la vibration violente du chambranle se transmet à l’air, sous forme sonore, proportionnellement puissante à la forme mise en place lors du claquage de la porte. Il ne faut pas négliger l’action du pêne avec circonflexe non plus ! Celui-ci, en étant soumis à une forte pression, peut rentrer violemment dans sa loge, mouvant toute la mécanique serrurière et poignétale avec peu de délicatesse, la faisant autant vibrer que le chambranle, et entraînant la même conséquence auditive que lui.

Images

Conséquence d’un claquage de porte trop violent, Fukushima, Japon, 2011

S’ensuit donc un son fort, sec et particulièrement facteur de sursaut chez l’habitant inattentif ou concentré sur une tâche annexe, ce qui entraîne souvent la fermeture correcte de la porte lors d’un coup de vent, un silence lourd lorsque c’est la main colérique qui est à l’origine du déluge de décibels, et souvent une coupure punitive de l’Internet dans le cas de l’adolescent vexé. Ce monde est de toute façon si injuste…

Nous voici tout doucement arrivé à la fin de cette explication, cher lecteur ! J’espère avoir pu vous intéresser à ce sujet passionnant qu’est l’étude des portes.

Pour terminer en beauté, je vous présenterai encore quelques types de portes plus rares, que je vous présenterai peut-être une autre fois !

Porte entree acier saragosse blanc 9016 e

Porte-parole

Porte manteaux en hevea massif cd

Porte-manteau

Pillon 1

Porte illon 

Scotch soda pantalons p z 32939 a

Porte alon

Painted interior wooden door

Porte ugaise

 

 

 

 

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Maman, je t'ai dit de ne pas venir sur ce blog, merci. <3