Portes

Pourquoi les portes font-elles "CLAC"?

Les portes

Bien le bonjour, cher lecteur. Si vous êtes ici présent, c’est sans doute que le sujet que je vais aborder aujourd’hui vous fait, comme de nombreuses personnes, frétiller de curiosité. En effet, notre objet d’étude du jour se focalisera sur une problématique malheureusement fort peu abordée de nos jours : Pourquoi les portes font-elles « CLAC » ?

Tout d’abord, il convient de préciser que si la porte francophone se fend de ce sec bruitage, la porte anglophone se contentera elle d’un « VLAM », la germanophone d’un « SCHLAMM » et la russophone d’un «FLAKOFF ».

On peut expliquer ces différences notamment par l’éducation de la porte, ce caractère n’étant pas inné. Les portes auront tendance à imiter les sons produits autour d’elles. Ainsi, une porte fabriquée en France et ensuite utilisée en Grande-Bretagne finira par adopter le dialecte local. Cependant, certaines gardent un léger accent fort apprécié pour son exotisme, qui peut ressembler à un « VEULAMME » pour ne citer que cet exemple.

Il faut savoir à présent quelle partie de la porte produit ce bruit, car cet objet est loin d’être simple et peut même parfois devenir totalement complexe, voire même carrément incompréhensible. C’est le cas par exemple des portes coulissantes ou tournante qui en plus de ne produire qu’un chuintement tournant parfois au grincement insupportable en place et lieu d’un claquement, se meuvent d’une façon totalement grotesque indigne d’une porte digne de ce nom. Nous appellerons ainsi ces fausses portes des « portes-à-faux ».

Porte-à-faux

Ici, une porte-à-faux en verre, fort fourbement placée 

Je disais donc… L’anatomie de la porte… La porte est principalement composée de trois grandes parties, la planche, les gonds et la poignée (parfois accompagnée d’une serrure), qui elles-mêmes se décomposent en plusieurs sous-parties ayant chacune son utilité, ou non.

La planche tout d’abord. Il s’agit de la principale, et j’entends par là plus volumineuse partie de la porte. Elle consiste en une plaque de bois, de métal, de plastique ou encore de verre, souvent de forme rectangulaire, et adaptée à la taille du chambranle, le « trou » qu’il faudra boucher à l’aide de la porte, qui agit un peu comme un robinet sur le flux traversant la plupart du temps un mur par cette ingénieuse installation (précisons qu’une porte seule ne sert absolument à rien, si ce n’est à servir de protection contre les maladies vénériennes, on parle alors de « caporte »)

porte

Porte simple

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Caporte

Cette planche comporte de deux à six gonds. Les gonds sont une pièce en deux parties, la première, l’inférieure, est fixée au chambranle. Elle est en forme de cylindre orienté verticalement et est creuse. La seconde partie, fixée à la planche vient s’y ficher. Ainsi, la porte peut à la fois tenir au chambranle et pivoter sur l’axe des gonds, afin de pourvoir à sa fonction première : dégager ou non un espace de traversée d’un mur.

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Gonds

La poignée, quant à elle, est une pièce bien plus compliquée, et encore plus l’est la serrure. La poignée paraît de l’extérieur être une simple barre horizontale fixée à mi-hauteur de la planche, du côté opposé aux gonds, et pouvant servir à être saisie de la main afin de mouvoir la porte plus aisément. Ce que l’on sait moins, c’est qu’une fine mécanique se cache derrière la fine plaque de métal sur laquelle est souvent vissée la poignée. Vous remarquez en effet que si l’on exerce une pression suffisante sur l’objet, un mouvement de pivot se produit, entraînant souvent un léger cliquetis, voire un grincement chez certaines portes grincheuses. Il faut dire que ce qui se joue là est tout bonnement passionnant ! Le mouvement circulaire va entraîner une série de ressorts et de rouages permettant l’ouverture de la porte. Ai-je précisé qu’en temps normal, la porte est maintenue fermée par le pêne ? Avec un circonflexe, ce parallélépipède est la plupart du temps enfoncé dans un orifice prévu à cet effet dans le chambranle. Puisque fixé à la planche, il empêche l’ouverture intempestive de la porte par un malencontreux coup de vent ou d’épaule (fort inutile puisqu’il suffit d’utiliser la poignée susmentionnée).  Tout cela pour en venir au fait que, lorsque la poignée est mue par l’utilisateur de la porte, le pêne avec un circonflexe se retire de cet orifice, rendant la porte libre de pivoter et de s’ouvrir.

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Ouverture d’une porte à l’aide de la poignée

Ingénieux, n’est-il pas ?

Encore plus malin, la serrure bat des records de finesse et de complexité que je ne me risquerai à évoquer en détail à présent, n’étant pas assez qualifiée pour ce faire. La serrure est, basiquement et rapidement, un trou adapté à la forme d’une clé (ou clef), permettant de neutraliser le retirement du pêne avec circonflexe mentionné plus haut par la présence d’un second pêne, toujours avec circonflexe, uniquement actionnable par l’action de tourner la clef (ou clé) dans la serrure. On peut ainsi éviter l’entrée intempestive d’inconnus dans sa maison, sa cave ou encore sa plantation clandestine de Marie-Jeanne. Le couple serrure-clé (ou clef) forme ainsi comme une seconde poignée, mais dont la partie visible serait détachable.

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Différentes sortes de clefs (ou clés)

Mais fi de toutes ces explications suprapygoflatulentes ! me direz-vous. Et vous aurez raison ! Avec tout cela, nous ne sommes toujours point arrivés à notre but !

Pourquoi donc le « CLAC » ? Ou le « VLAM » ? Ou le « SCHLAMM » ? ou encore le « FLAKOFF » ou le « VEULAMME » ?

Mais oui ! D’où sortent ces sons ? Par quelle magie occulte les portes nous crient-elles leur désamour d’une façon aussi violente ?

Je vous répondrai tout d’abord de cesser de jouer les antirotodongyrateurs et de m’écouter jusqu’à la fin, sacradi de sacrebleu !

La porte, lorsqu’elle est refermée avec violence, par une main colérique, un coup de vent ou un adolescent vexé, va se cogner avec force contre le chambranle, ce qui va le faire vibrer avec énergie pendant un court instant. Nous savons tous que le son est une onde, et donc une perturbation se propageant dans l’air, alors personne n’aura de peine à conclure que la vibration violente du chambranle se transmet à l’air, sous forme sonore, proportionnellement puissante à la forme mise en place lors du claquage de la porte. Il ne faut pas négliger l’action du pêne avec circonflexe non plus ! Celui-ci, en étant soumis à une forte pression, peut rentrer violemment dans sa loge, mouvant toute la mécanique serrurière et poignétale avec peu de délicatesse, la faisant autant vibrer que le chambranle, et entraînant la même conséquence auditive que lui.

Images

Conséquence d’un claquage de porte trop violent, Fukushima, Japon, 2011

S’ensuit donc un son fort, sec et particulièrement facteur de sursaut chez l’habitant inattentif ou concentré sur une tâche annexe, ce qui entraîne souvent la fermeture correcte de la porte lors d’un coup de vent, un silence lourd lorsque c’est la main colérique qui est à l’origine du déluge de décibels, et souvent une coupure punitive de l’Internet dans le cas de l’adolescent vexé. Ce monde est de toute façon si injuste…

Nous voici tout doucement arrivé à la fin de cette explication, cher lecteur ! J’espère avoir pu vous intéresser à ce sujet passionnant qu’est l’étude des portes.

Pour terminer en beauté, je vous présenterai encore quelques types de portes plus rares, que je vous présenterai peut-être une autre fois !

Porte entree acier saragosse blanc 9016 e

Porte-parole

Porte manteaux en hevea massif cd

Porte-manteau

Pillon 1

Porte illon 

Scotch soda pantalons p z 32939 a

Porte alon

Painted interior wooden door

Porte ugaise

 

 

 

 

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Maman, je t'ai dit de ne pas venir sur ce blog, merci. <3