Dommages collatéraux ou le curieux voyage d'un ectoplasme #1

Hey! 

Ceci est le texte que j'ai écrit pour mon travail de maturité. Je le publierai en plusieurs fois, puisqu'il est plutôt long \(´ε` )/

Cette histoire traite de plusieurs personnages impliqués dans un conflit contemporain: celui qui déchire la Syrie depuis cinq ans, et dont les ramifications remontent jusqu'en occident. Aujourd'hui, ce n'est uune petite introduction, histoir de vous donner un peu la hype...

Mon véritable nom apparaissant dans le texte, je l'ai remplacé par mon pseudo. J'espère que vous ne m'en voudrez pas pour cette mineure modification  ლ(´A`ლ)

Je vous souhaite une bonne lecture ᕕ( ᐛ )ᕗ

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Dommages Collatéraux

ou

Le curieux voyage d’un ectoplasme

Partie 1

 

J’aurais pu naître autre, ne pas porter le nom que j’ai aujourd’hui, simplement être une personne différente. Seul le hasard a fait que je suis aujourd’hui une jeune citoyenne suisse vivant dans une jolie maison, sans problème plus grand que celui de boucler un travail à temps pour l’école ou de devoir rattraper une série télévisée découverte en milieu de diffusion.

Oui, je dois avouer, j’ai eu plutôt du bol, une sacrée chance de cocu même. On ne cesse de me le rappeler, depuis toujours. « Finis ton assiette, pense aux petits Africains qui meurent de faim ! », « Toi, tu as le droit d’aller à l’école ! Et tu ne travailles pas à faire des tapis toute la journée, payée d’un franc à la fin du mois ! »

Super. Vraiment génial. Je dois être la plus heureuse du monde, je ne meurs pas de faim et je vais à l’école. Youpie ! Hourra pour l’occident ! Je ne connais ni la guerre ni l’esclavage, c’est super. Rien. Rien de rien du tout, que j’y connais, même !

C’est là qu’il est le problème. Voilà. Je suis juste une autre ignorante, aveuglée par ma chance.

Mais il y a une chose que je peux faire contre l’ignorance, c’est chercher et apprendre, et si cela me permet de savoir, alors je pourrai peut-être même les comprendre, ces autres humains, ceux qui ont vécu des choses dont je n’aurais même pas soupçonné l’existence si je n’avais pas pris conscience de cette tendance que l’on a dans nos régions à s’engluer dans l’autosatisfaction.

À quelques heures de voiture de chez moi, il y a des gens qui se noient en voulant simplement toucher du doigt une ronde d’étoiles sur fond bleu.

À quelques heures de train, il y a des foules compactes, hommes, mais surtout femmes et enfants, qui se pressent contre un mur surmonté de barbelés, car on leur avait dit qu’il y avait un trou dans la barrière à cet endroit-là. Déçus, ils finiront par marcher sur les autoroutes.

À quelques heures d’avion, il y a des gens qui meurent, se sacrifiant pour ce qu’ils croient juste, mais qui, au final, sont tous plus manipulés les uns que les autres par la soif de pouvoir de quelques beaux parleurs.

Je suis désolée. Tout cela ne me rend pas heureuse.

J’aurais pu être n’importe laquelle de ces personnes. J’aurais pu naître autre, ne pas porter le nom que j’ai aujourd’hui. Et quel meilleur moyen que l’imagination pour voir ce que j’aurais pu devenir ?

D’abord, il faut choisir un bon gros bocal, en verre transparent de préférence, pour être sûr de bien reconnaître ce qu’il y a dedans. Ouvrir le bocal. Prendre une longue inspiration, profonde, remplir ses poumons jusqu’à ce que l’air ait envahit chaque cellule de mon corps, chaque recoin de mon être. Ensuite, expirer, souffler tout l’air dans le bocal, fort, en sortant mes peurs, mes envies, mon apparence, ma date de naissance, toute mon identité, tout souffler dans le bocal, laisser tout cela en sécurité pour plus tard, si jamais j’en ai besoin un jour, mon moi actuel sera là-dedans, d’accord ? Coller une étiquette avec « Essence de Pastèk » écrit dessus.

Une fois que l’on a tout laissé de côté, prendre sa plume. Ou son clavier, mais la plume donne tout de suite un style plus dramatique à celui qui la tient. Prendre la plume donc, la poser sur le papier et les yeux sur les bases du personnage que l’on a commencé à construire. Un nouveau nom, une vague époque, un environnement. Alors là seulement inspirer à nouveau, et se laisser porter par ce souffle jusqu’à une personne encore inconnue que l’on s’approprie.

Se laisser porter, là je cherche d’abord aux alentours. Il ne se passe pas grand-chose en Suisse. On va aller voir plus loin, suivez-moi donc. On survole une frontière, quelques villes, des champs avant d’arriver vers une banlieue quelque part entre la ruine et la peinture fraîche.

Là ! Oui, juste là, caché derrière cette voiture. Vous le voyez, ce garçon ? Je crois qu’on tient notre premier sujet. Il est en train de loucher sur le sac en cuir de cette femme, là, non ? Oh ! Regardez ! Il le lui a arraché ! Il court entre les barres d’immeuble couleur vieux béton, son butin dans la main gauche. Oups, je crois avoir vu deux policiers au coin de la rue suivante…

Ce type m’a l’air intéressant, non ? Allons-y !

Il se fait attraper, juger, je suis condamné. 

 

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Maman, je t'ai dit de ne pas venir sur ce blog, merci. <3